Depuis déjà longtemps je voulais rendre "a Tribute" To the Patch-club.C'est sûrement un vieux réflexe humain de sombrer dans la
2ème partie de sa vie vers une nostalgie qui nous a tous fait dire un jour, et au moins une fois : " c'était mieux avant " ( notez que je n'ai pas rajouté : "de mon temps", car là pour le coup çà
ferait croûlant ) ! Vous allez trouver mon phrasé souvent très long, très chiant voire les 2 ( c'est certain ), des anecdotes pèle mêle,des dates se chevauchant ( c'est
sûr ), et sûrement des" fotes d'aurtograffe".Peu importe ce que vous allez lire fera regretter à ceux qui n'y étaient pas d'être nés trop tard et à ceux qui y étaient rajeunir
de 35ans.
Je me présente je m'appelle Didier ( pas henry çà a déjà été fait par Balavoine ). Dans les années 80 je tenais un vidéo-club à La Varenne au 45 Av du Bac pour être précis juste à coté du coiffeur "Y" certains je le sais me remettent déjà, pour les autres j'ai été un des habitués du Patch pour y être entré des centaines de fois c'est bien simple pratiquement tous les jours d'ouverture qui si vers la fin se limitaient au we,au début c'était ouvert la semaine,j'ai été tour à tour ( avec ma femme)
- au soirées fondue bourguignonne du mercredi soir
- aux cours de rock du jeudi,
- aux raclettes des dimanche soir
- au très rock'roll Rally B good et à son buffet campagnard ,
- à la soirée Son Caribe
- et même en tant que figurant sur un tournage d'Antenne2, 1 téléfilm avec Philippe Clay donc je sais de qui ou de quoi je parle puisque j'ai acquis cette légitimité en dépensant intégralement mon budget "sorties" d'alors dans cet établissement, ce dont je ne peux que me féliciter. J'ai décidé de faire un " hommage au Patch-club" car je suis las d'observer sur internet des gens qui se disent familiers des lieux ou qui tiennent des propos incohérents sur cet établissement ! Je vous les donne en vrac, l'un allait danser régulièrement au Pacha club de la Varenne ( ben voyons ! ) l'autre disant que le décor changeait tous les 15 jours puis après que je l'ai eu corrigé,elle ne changeait plus que tous les mois ( j'aurais dû insister + elle n'aurait changé que tous les 10 ans ) !
Selon ce même individu ma musique ( quand j'étais aux platines) a même dévoyé l'esprit des lieux faisant déserter les clients historiques (restes calme Didier) alors que je n'utilisais que les disques achetés par la direction éparpillés dans la régie !
Je ne suis pas un "bac philo", peu importe c'est l'esprit qui compte,l'ambiance à revivre et je signe mes écrits.Tout ce qui suit vient uniquement du coeur,
Rien de ce que vous allez lire est invérifiable alors allons y
1) Là où tout commence :
Nous sommes en 1974 à l'angle du quai de Bonneuil et de la rue du moulin où un restaurant nommé l'Ermitage est tenu par un couple les Chardigny,pour faire + simple à partir de maintenant ce sera Eddy et Janine ils ont 2 garçons l'aine Pierre le second Alain, et une fille Catherine souvent l'après midi les 2 garçons viennent me voir m'entraîner au nunchaku dans le studio que j'occupe av de bonneuil 2 rues derrière. Là ils ont 12,14 ans et se promènent en short. Le patron du restaurant Eddy fan de musique américaine et surtout de Jazz devait penser depuis longtemps qu'il ouvrirait bien un établissement voué à cette musique,à l'image de celui dont il était lui-même issu dans la banlieue Lyonnaise.Il franchit donc le pas, même une dizaine de pas, puisqu'il décide de s'installer sur le trottoir juste en face de son ancien restaurant.
( sur la photo où je suis avec Catherine à gauche et Alain à droite c'est Pierre qui tient le polaroid ).En ce qui me concerne j'y mets les pieds fin 1975 en plein a-m,et assiste aux répétitions du spectacle du jour de l'an à savoir Charlie revell junior faisant des claquettes sur sa mini piste,le groupe de Zico qui répète tandis qu'un guitariste black foulard dans les cheveux imite Hendrix avec sa strato blanche.
Le Patch-club est ouvert depuis 1 an et c'est tout d'abord un endroit très privé,très confidentiel, mais pas pour longtemps tellement la mayonnaise prendra vite,beaucoup trop vite même au grand dam de la nouvelle propriétaire de l'Ermitage ( no comment ! ).
Les clients d'alors sont des gens du coin puis de la ville puis des communes avoisinantes, se mélangent chefs d'entreprise et commerçants ( clients à bouteille) + jeunes de l'époque ( clients à cocas) ces derniers étant issus de la bourgeoisie locale pour la plupart et çà restera la marque de fabrique des lieux jusqu'au bout.
On me demande encore aujourd'hui en 2010 régulièrement des nouvelles des Chardigny comme si je faisais partie de leur famille ou que j'en sois proche..............
il n'en n'est rien pourquoi les gens m'associent-ils à cette famille ou à ces lieux je l'ignore,à moins que de m'y avoir vu tant de fois et entendu en vanter les qualités tel un VRP, laissait supposer que je fus un proche ?
Certes non, mais j'estime que c'est là une raison suffisante en soi pour évoquer cette époque.
Il semblerait que les patrons habitent un village de Seine et Marne, Pierre et Alain vivent à Bangkok et Eddy doit avoir 75 ans maintenant, mais j'ai tant apprécié ces gens pour les années de bonheur qu'ils m'ont procurées ainsi qu'à tant d'autres de ma génération que je me sens en quelque sorte dépositaire de leur oeuvre (faut bien que quelqu'un s'y colle) et surtout je m'auto- proclame
fervent gardien du temple de l'esprit de ces lieux à part,magiques !
J'espère par ce récit etre fidèle à la mémoire du lieu et des protagonistes.
2) L'ambiance :
La clef de cette ambiance unique à été la PORTE,c'est à cet endroit précis que "tout" se décide j'ai dit ailleurs qu'une boite de nuit n'a que la clientèle qu'elle mérite point barre (c'est mon opinion et je la partage !)
Aujourd'hui quand je me projette en arrière je revois Janine sur son tabouret,"dring" la sonnette retentit des gens attendent dehors que sésame s'ouvre, et là commençe inévitablement une analyse microscopique des nouveaux arrivants par Janine à travers la glace sans tain, à savoir........................................
" la tenue vestimentaire" ( la conception de Janine à ce sujet me fait toujours hurler de rire) mais comme ses critères de sélection s'avèrèrent judicieux par la suite!
jeans troués çà donnait " désolé ce soir c'est sur réservation, ou bien " je suis navrée mais on est complet ",pareil pour les baskets sales,voire pire si un gars portait des tiags !
Je l'ai vu refuser ( mais toujours avec le sourire ) tout un groupe pour avoir observé l'un ou l'autre de ces critères très très Patch sur seulement une personne du lot.Il est évident que d'emblée on a joué la carte de la qualité et non celle de la quantité,c'est sur.
Je précise aussi ceci : en ce qui concerne certaines origines ethniques, je ne sais pas comment m'y prendre sans risquer de choquer involontairement ou de faire passer les dirigeants pour des racistes .......ce qu'ils sont très loin d'être ........ou bien de me retrouver avec un procès au cul, je dirais qu'elles n'étaient non pas exclues mais qu'elles furent représentées de façon très confidentielle ( ouais,çà c'est "la" bonne formule )
Rappelons qu'à St maur, bastion de droite et refuge de quelques fortunes du sentier ou d'ailleurs, il y avait une jeunesse majoritairement dorée mais cette commune accessible uniquement par les ponts traversant la Marne, pouvait aussi attirer des gens des bois murés,cités jardins ou du pont de Créteil dont la venue et les intentions n'auraient cadré ni avec l'état d'esprit des lieux ni avec le décor de la boite. Si les communes citées abritaient en gros une jeunesse classique mais peu argentée, la racaille par contre y régnait déjà en nombre ( et çà c'est pas arrangé depuis.....).
Cette précision m'apparait indispensable dans la mesure où j'ai pu lire ailleurs quelqu'un qui a une vision très personnelle de la clientèle de l'époque et qui attribue cette faible représentation étrangère à l'argument suivant , je vous le cites à savoir : "nos blacks français de l'époque issus de la communauté africaine voire antillaise n'avaient que faire d'une musique qu'ils n'avaient pas inventée Balaise non ? Comme s'il fallait etre issu de telle ou telle communauté pour apprécier telle ou telle musique !! Toi t'es blanc tu peux donc pas écouter James Brown et comme moi je suis black j'écoute pas les Stones..............dont acte.
La vérité est que la direction "flairait" les gens à embrouilles et les refoulait gentiment.N'entraient que les "propres" sur eux et surtout les "propres" dans eux !
D'ailleurs nos 2 blacks préférés Max et Jackson ne venaient-ils pas de Créteil ?
Plus d'un clubber fréquentant les boites d'aujourdhui ne leur arrivent pas à la cheville tant ces garçons savaient se tenir et il n'y avait pas de "wesh wesh frangin" ni de jogging casquette à l'époque !
La bonne éducation n'a ni couleur ni territoire géographique,et les 2 nommés précédemment ont largement contribué
à l'ambiance et aux grandes heures du dancefloor, ils mettaient le feu ( non pas aux voitures ) mais sur la piste au son de sex machine !
Les heureux clients qui avaient passé le test Janine avec succès ( un tiers à peu près car si tous les "sonneurs" étaient entrés les Chardigny seraient aujourd'hui multi millionnaires) étaient admis dans le sas recouvert de dalles murales en liège puis après s'être soulagés des 50frs de l'époque contre un carton jaune qui donnait droit à une boisson (et non pas à un avertissement), arrivaient au vestiaire à droite,posaient leurs effets sur le comptoir marron, les filles direct les wc (comme toutes les filles) pour les retouches maquillage ou la pose pipi, pendant que les chers et tendres descendaient les 7 marches moquettées balisées dans le noir de diodes lumineuses. Plus tard ils monteront direct à la salle de ping pong qu'Eddy avait eu la bonne idée de créer,cette salle diffusant peu avant des clip de concert n'emballant pas les clients. Il sont habillés en jean marine patte d'éléphant et portent un sweet U.C.L.A incontournable à l'époque on en avait tous au moins un, ils scrutent tous les popotins blancs se tortillant sur la piste et qui flashent sous les spots de la lumière noire des lieux,ou tout simplement cherchent des visages connus et il y avait de quoi faire. C'était le choc !
Aurait on pu imaginer ou même soupconner que cette porte d'extérieur en lamelles de bois donnant sur le mur de crépit beige d'une rue déserte, pouvait abriter "le temple" de la fete de l'Est parisien , à savoir une fosse remplie de 250 à 300 personnes régulièrement bourrée à craquer,à tel point que si tu étais un habitué, tu passais facile une demi heure rien qu'à faire des bises au autres, car la convivialité engendrée par cette ambiance unique était de mise et habitait au Patch-club de la Varenne je vous le dis !
Comment voulez vous dans ces conditions d'amitié de fête bref de bonheur réel que les gens s'embrouillent ? IM-PO-SSI-BLE ! 11 ans de Patch quasi tous les soirs d'ouverture 9 comme client puis 2 comme DJ suppléant fonctionnaire (comme m'appelait Janine) jamais vu l'ombre d'une altercation tout au plus une fois Eddy a t-il accroché un très bon client qui avait un peu bu, rien de notoire il n'avait rien déclenché ni bagarre ni altercation.........on a entendu une voix par dessus la musique ( malgré la sono ) dire ceci
"Janine tu donnes son vestiaire à Mr il s'en va "
( j'ai oublié le nom du protagoniste au pull rouge) et de le raccompagner sagement par le coude jusqu'au vestiaire malgré les: mais Eddy je m'excuse ne le prend pas comme çà c'est idiot .Une autre fois un client se comportant bizarement à la porte se fachât sous prétexte que "mossieur" avait une bouteille au bar ! ni une ni deux la Johnnie walker lui fut restituée sur le champ par le hublot, génial !
Outre la musique,Eddy savait aussi flairer les abrutis et était assez fier de dire à l'époque je le cites : on peut me traiter de con et de tout ce que tu voudras mais jamais, écoutes bien Didier, jamais tu entendras quelqu'un dire que j'ai mal tenu mon établissement !
Là comme souvent dans d'autres domaines il avait raison.
Les clients savaient aussi qu'on n'allait pas danser un verre à la main, encore moins avec une cigarette, ce qui fait que vous ne risquiez, ni une tache ni une brulure, voire un trou sur vos vêtements, incidents suffisants en soi pour déclencher une altercation,à La varenne encore plus au Patch-club on savait se tenir ! Quand on est à ce point vigilant méticuleux et respectueux des autres on ne peut que tendre vers l'exception.
J'ai dit en d'autres blogs que l'atmosphère des lieux était unique et en voici une des nombreuses raisons:
Vous imaginez l'ambiance et le délire avec confettis serpentins du Sambadrome de Rio sur le son de Jorge Ben ou Gilberto gil un soir de Carnaval ?
Vous voyez ce que je veux dire ? Vous y êtes?
Retirez simplement les nanas en string transposez Rio à La varenne et vous êtes au Patch-club un samedi soir ordinaire....................................c'était çà tous les we
ce qui fait qu'un jour de l'an ne changeait rien à l'affaire
car nous étions tous les we dans une ambiance de jour de l'an !
3) LA MUSIQUE
Alors là on arrive au point crucial,à la note d'exception,à la caractéristique MAJEURE du Patch! Il y avait en Eddy cette oreille,cet attachement à la musique de qualité qui a été sa marque de fabrique durant ces presque12 ans. L'homme était ancré sur un point de vue strict (parfois trop même) en matière de son, et ne dérogeait pas à la règle ( quoique,quoique .....) n'ayant que faire de ce qui pouvait se jouer à l'Hacienda de Sucy, à la Nuit des temps de Créteil, la nouba de Pondorly ( actuel métropolis ) ou au fameux Rocambole de Villecresnes.
On a eu dès le début de la musique black entendue nulle part ailleurs ( excepté + tard au Palace ) car Eddy était un découvreur de bon son, anticipant ce qui allait devenir un tube international bien avant les autres, il fabriquait même (par choix personnel puis par martelage) des tubes Patch entendus qu'à cet endroit mais dont les clients raffolaient. Quand le grand public découvrait un futur hit sur Europe ou RTL ( les radios FM n'existaient pas encore) nous au Patch étions déjà passés à autre chose, nous nous étions déjà lassés de "nice and slow" de Jesse green que ce dernier commençait à s'entendre sur les radios nationales, et je ne compte pas les innombrables Hits made in Patch jamais entendus sur les radios !
Malgré ces convictions ancrées en lui et se fixant toujours de marcher sur une ligne sans bifurquer ni à droite ni à gauche (çà c'est sa phrase favorite) nous avons vécu le démarrage des discothèques en passant de la musique jazz passée initialement en ce petit club à la découverte de la soul musique et du rythm and blues ( pas les niaiseries francaise estampillées R'B façon Shérifa luna,non le vrai ! ) le Marvin gaye,Stevie wonder,Salsoul orchestra, puis vinrent Barry white ( can't get enough), Hues Corporation ( rock the boat) dont je jouerais plus tard sur les platines du Patch la reprise de Forrest, Creative source ( who is he ), et "surtout
" Booker T " ( avec l'incontournable meltin pot ) A y réfléchir + je pense, pour ma part, que c'est ce dernier morceau instrumental qui a tout déclenché ! ( merci Steve crooper pour la rythmique tu étais là "avant" les CHIC de Niles rodgers c'est pas rien ! ) ce son Black fait par un blanc sera le premier d'une longue série qui fera des émules.
Au début des 70's ( apogée de la pop musique) il y avait des musiques comme " shaft" ou Papa was a rolling stone des Temptations et autres superstition de Stevie mais sans le "son black" les discothèques n'auraient pas existées c'est quand même Sex machine qui a créé un style nouveau car à ce moment là on sortait de la pop des Beatles,Creedence,Led zep,Deep purple et autres Pink floyd et surtout des bals à Papa.
Un des 1er hit au patch fut de "Jenifer" avec son "do it for me" Jenifer qui devint après Mme Gerard Lanvin à la ville! ( ce single drainait sur la piste toute la clientèle féminine )
KC & the sunshine band ( get down tonight, that's the way i like it) the fatback band,( yum yum) Barabbas(wild safari.....Hey hohé hohé hohé hohé), Van mac coy ( do the hustle) DC Larue ( cathedrals)
jesse green ( nice and slow) bohannon( foot stompin music) et pleins d'autres précieusement conservés chez moi .Eddy à la sono donnait le départ systématiquement avec People choice ( do it any way you wanna ) et plus tard avec Pino d'angio suivi encore + tard de Alan Parson Project.
Il faut se rendre à l'évidence que le son du début ( 74,75,76.......les golden years ) était black bien tribal si je puis m'exprimer ainsi
( écoutez seulement "wild safari" de Barrabas ou bien même "yum yum" du Fatback band et vous aurez tout compris au son d'alors )
Je précise ( voir le quoique quoique cité + haut ) que les séries "festives" ( jorge ben,tabou combo,touré kunda ect...) celles là même qui déclenchaient l'hystérie serpentins et confettis,étaient ponctuées de variété française à l'image de la Bande à Basile avec "les chansons françaises" Baila et leur "toucher la chatte à la voisine" ,tubes du Patch bien éphémères la qualité musicale reprenant très vite le dessus, ainsi que Andre gagnon avec "wow " mais l'ambiance générée par ce genre de single mettait le feu et avec le recul je pense que c'était seulement un prétexte pour remplir la piste afin d'enchainer sur du son de qualité imposé par la direction ,"son" beaucoup moins commercial soit, mais innovant. Nous sommes grosso modo en 1976 on entend au Patch Peter frampton ( i want you,hou hou, show me the way ) Bellamy brothers "let your love flow " ( mélange de country dance rock ),
l'incontournable usine de tubes que constitue le quadruple Stevie wonder "songs in the keys of life" "Silly love song" et "let them in" de Paul mc Cartney ( j'y revois Patrick roche cigare et champagne à la main savourant les wings ) John miles avec le titre "music" improbable slow qui dérive en rock, the Trammps stop an think ( soul dance à violons ) préfigurant déjà le genre des mois suivants à savoir le disco de Boney M ( Daddy cool) et surtout "leur disco inferno" qui sera sur la B.O de saturday night fever l'année d'après.
La dance Italienne déboule au Patch grâce à Eddy avec Lucio battisti "il veliero "avec cette basse entrainante
Il y a aussi des instrumentaux comme Crystal Grace avec "you can be what you dream " signé papamondis El coco et son "mondo disco "+ version de yakety yak ( don 't call that ) Lipstick de Michel Polnareff , puis Andréa true connection ( more more more, how do you like it ) Tina Charles avec disco fever véritable tube du Patch bien plus entendu dans les lieux que l'autre titre trop commercial de l'époque à savoir " I love to love" matraqué dans les radios, Carole douglas avec midnight love affair marathon d'un quart d'heure, Roberta Kelly avec troublemaker ( signé "déjà" par Giorgio moroder qui s'occupe aussi de Donna Summer et qui signera la zik de midnight express 3 ans + tard ) ces 3 derniers titres lançant la mode des maxi 45T "version club" qui inondèrent les discothèques très rapidement, puis Zodiac,T connection avec " do what you wanna do" ( percus d'enfer au milieu ) encore un grand morceau du Label TK DISCO, entrainants épaules contre épaules les gens au point de s'entasser sur le parquet de la toute petite piste ( on avait déjà comprit qu'il valait mieux un petit dancefloor bondé qu'une grande piste parsemée de danseurs ) si besoin est, on relance avec Grace jones ( la vie en rose )
balancé après qu'on ai vu les Nicholas Brothers sur l'écran SONY bricolé par Eddy qui l'avait monté à l'envers, SONY lui disant que c'était impossible ( d'où le proverbe : " impossible n'est pas Eddy " ) dans leur époustouflante séquence de claquettes extraite de "stormy weather" ou bien dansé sur les 3 slows enchainés, tout doucement l'année 76 passe avec au passage le hit de Thelma houston ( la tante de l'autre !) "don't leave me this way " Let the music play ( Barry white ) à la radio c'est le fils du compositeur hollywoodien Maurice Jarre à savoir Jean michel qui nous assaille avec son hoxygène !
Pour les séries rock tardives de 5h du matin les gens forment spontanément un cercle tapant des mains autour des couples de danseurs qui se subliment au son de that will be the day de Linda Ronstadt ,svalutation de Celentano au son de Buena sera de just a gigolo Luis prima ou encore Oh lori des Alessi brothers, ou + tard cette reprise d'Elvis par le groupe Queen à savoir "crazy little thing call love" et le clip avec Mercury qui enjambe des nanas ( çà a du etre la seule fois de sa vie..........LOL ) ou encore Roman holiday et son "stanby"
ainsi que le très très dur à finir "get down on you babe" 8mn endiablées d'un boogie hors normes de Mungo Jerry ce dernier morceau aurait pu figurer au générique du film "on achève bien les chevaux" une vraie performance que quelques couples dont les Soyer ou bien Eddy et Janine (quand la porte était calmée) eux mêmes arrivaient à s'acquitter dansant jusqu'aux dernières notes !
Ce genre d'ambiance ne s'était pas vue depuis les caves de St germain après la guerre !
Si vous n'y étiez pas vous avez loupé quelque chose !!!!!!
Les bon danseurs ( vu le niveau les mauvais faisaient profil bas ) invitaient les nanas sans arrière pensée à danser (si si çà existe !) renforcant pour le coup la réelle convivialité qui unissait les clients de cette époque bénie !
Triste fait divers au Regency pub notre autre Q.G de l'époque, j'échappe par le plus grand des hasard à une fusillade qui fait deux morts et quelques blessés légers. Revenons à notre Patch au niveau des slows toujours envoyés à raison de 2 salves par soirée on entend
MANHATTAN'S let's just kiss and say goodbye
NEVILLE BROTHERS tell like it is
ALBATROSS volo az 504
MORT SHUMAN ( tiens du Français..... ) save the last dance for me, véritable standard américain,précision inutile c'est aussi lui qui a écrit biche oh ma biche reprit par F.Alamo
JANE MANSON ( faisons l'amour avant de nous dire adieu) et même
GERARD LENORMAND Michelle ...........tu avais à peine 15 ans, tes cheveux portaient des rubans............... ce furent là les dernières choses Françaises entendues dans les lieux exceptées la boite de Jazz de Jonasz en 1984 et le cargo de nuit d'Axel bauer.
On avait aussi pèle-mêle
BILLY PAUL "Mrs Jones"
CHRYSTAL GAYLE "don't let make my brown eyes blue"
ROBERTA FLACK " killing me softly with his song3 ( reprit + tard par les fugees )
LES CARPENTERS avec" this masquerade"
CHAMPAGNE how about us
FIVE LETTERS ma keen down
viendront aussi le groupe CHICAGO avec l'incontournable "if you leave me now " puis le regretté Rick James avec Smokey Robinson dans " ebony eyes" ( clip de l'avion qui naufrage sur l'ile déserte )
A noter cet OVNI INSTRUMENTAL MAGIQUE avec lequel Eddy fermait la boite vers 6 h en rallumant tout doucement la lumière à savoir CHUCK MANGIONE et son land of make believe solo de clarinette époustouflant avec la voix envoutante d'Ester satterfield çà c'est du son made in Patch que seuls les faisant partie des murs reconnaitront !
Merci EDDY, merci,merci
!
C'est 77 qui arrive Elvis meurt en Aout et les radios nous inondent avec Hotel california quand un tsunami déboule : La fièvre du samedi soir.Tous les superlatifs ont déjà été employés pour sacraliser cet album qui fit projeter les frères Gibb au firmament. Imaginez en même temps, "que" des hits,
you should be dancing,
night fever,
staying alive,
how deep is your love,
more than a woman..........Une claque pour les 20 ans d'alors que nous étions, 6 ans avant Thriller ce qui fait de la fièvre une des 3 meilleures ventes LP de tous les temps. L'ambiance générée par saturday night fever a très largement contribué au succès des boites et notamment du Patch qui à l'instar du film avait des clients comme Travolta bossant la semaine n'attendant que le we pour s'habiller classe et aller danser toute la nuit dans la convivialité la plus totale ne vivant "que" pour çà ( à l'époque on ne s'asseyait que très peu sur les tabourets qu'Eddy lui même avait tapissés et cloutés ). On enchaine cette période divine avec dans le lot du Donna Summer ( pour moi la seule reine du disco) avec bien sur la version Patch 17 mn de Try me i know we can make it,Gloria gaynor avec never can say goodbye ( tiens une chanson des Jackson's !) Santa Esmeralda avec don't let me be miss understood ( une reprise de Nina simone ,et nous ne somme qu' en 77 ! )
Ce titre de Leroy gomez ( à la façon Gypsy king est à l'origine de la meilleure ambiance vue et entendue au Patch,les premières notes retentissaient tel un coup de fusil dans un champ faisant s'envoler des nués d'oiseaux,sauf que les oiseaux c'était les clients et le champ la toute petite piste,on n'a pas fait mieux depuis au niveau de l'hysterie,le break des percus au milieu de la version "club" y etant pour beaucoup !
Essayez aujourd'hui d'interrompre toute affaire cessante,des clients en train de boire ou de discuter pour aller les faire s'entasser sur une piste !
A moins de crier "au feu" ils ne vous ecouteraient meme pas !
Belle époque avec son ( miss broadway han han i like it ) lovely one des Jackson's illustré par un clip made in Patch avec Pierre et Max dansant en rollers viendra quelque temps après. Eddy me filme jouant des nunchakus sur un morceau de MFSB, là on est pantalons moule couilles larges chemises ouverte sur torse et cheveux longs quand c'est pas veste en velour à motifs étoilés ( pas de survet ni de casquettes au Patch ! ) Sur Europe 1 on matraque "we are the champions" ( c'est l'époque de St Etienne )
Le DJ c'est Yannick veste noire chemise noire ouverte et petit foulard rouge autour du cou il enchaine shake shake shake avec keep it comin love de KC & sunshine band. En salle Françoise et Thierry Courbet nous servent à table avec leur petit gilet noir scrutant avec effroi les tas de serpentins et les confettis qu'il fallait après aspirer, une fois les lieux désertés. On voit sur les écrans danser nue en ombre chinoise une Claudette sur fly robin fly des Silver Convention qui nous délivreront après get up and boogie ( j'y revois la belle Dominique nadin s'éclatant dessus) on entend aussi "help" de Gilla.
On est en 78 Billy joel inonde les radios nationales avec my life,just the way you are et honesty cloclo avec Alexandrie et Magnolia mais pas le patch (sans doute trop commercial) on a Rod stewart avec da ya think i'm sexy, on a aussi Peter Allen et son " not the boy next door" ce même Peter Allen qui compose" i go to rio" chanté par Claude François ce dernier meurt en Mars, mais Eddy a tant de bijoux à nous faire connaître que l'on s'en passera.
Le disco squatte la piste Ceronne et son " love in c minor" Giorgio ( moroder) nous avait envoyé son efficace reprise des Moody blues "nights in white satin" qui devient pour l'occasion "KNIGHTS in white satin "une tuerie d'un quart d'heure encore reprenant ( à moins que ce ne soit l'inverse) le boom boom de Ceronne et les violons omni présents du genre de l'époque . Le disco vient de naitre en europe ( ou plutot d'y revenir) car Belolo et Morali (des français) ont lancé les village people au states . Au Rocambole on danse sur Juvet i love america ( Le ROC fut le QUEEN des Champs-Elysées bien avant l'heure ) pas au Patch on avait notre style pas besoin de copier on a Peter jack band ( hou hou hou, i'm walking on music, hou hou hou ,i'm walking on air ...) Boys tan gang ( can't take my eyes of you encore une reprise ) ou boogie wonderland d'earth wind fire,ainsi que "galaxy" de War avec son intro de basse qui claque.
Un vendredi soir 2 habitués ayant quitté leurs convives arrivent en tenue de mariage costard robe à traine avec quelques proches dont leur témoins c'est mon épouse Pascale et moi-même,c'est vous dire si à l'époque je ne pouvais pas finir une bonne soirée ou meme un jour de l'an sans passer par la case Patch ,d'ailleurs certains clients des boites citées + haut venaient finir au Patch profitant de la programmation et surtout pour certains, du petit déjeuner,innovation de l'époque.1979 est là, freak out ( le fric c'est chic ) ou bien "everybody need somebody" tube de Salomon Burke immortalisé par les Blues brothers ( on aperçoit des chapeaux à damiers et des lunettes noires au Patch dansant sur le "one step beyond" de Madness ou sur les selecters " on my radio" le SKA est là !),Christopher Cross avec "ride like the wing" Donna summer avec bad girls ( bip bip tchou tchou ahhhhhhh) Nina haggen et son "african reggae" fait des adeptes sur la piste en 1980,
ainsi que Original mirrors avec sharp words, Lene lovitch et son " lucky number", Bob marley " exodus" ,Thirld world, à ce moment les jeans pattes d'ef sont abandonnés au profit du nouveau jean Lois avec bas du pantalon façon tube ( on a eu du mal à s'y faire à l'époque )
On voit sur écran Kate bush et son clip babooshka, le clip de Bowie ashes to ashes, pendant que les radios nous inondent de Supertramp breakfast in america, Musique de France gall Goldman,quand la musique est bonne,ou autres Buggles vidéo killed the radio star .
On est un dimanche soir de Mai 81 et en attendant les 1er clients nous regardons la télé branché sur le 20h d'antenne 2 quand tout à coup apparait ligne par ligne la tronche de Miterrand sur l'écran. Eddy se retourne vers moi prend un air grave et me dit ceci : " alors là,écoutes bien ce que je te dis Didier on est foutus !
"Il avait vu juste et comme tous les Français je ne soupçonne pas que mon confortable train de vie de français moyen va commencer à chuter tout doucement......"
Plus tard en 1982 alors qu'on danse sur ABC the look of love, Gwen guthrie ( should have been you ) ou Chaz jenquel "glad to know you et Number one, nos 2 jeunes mariés allumés viendront avec un couffin garni d'un bébé de quelques mois, notre fille Pénélope qui dormira au vestiaire sous les casques,sacs, et autres auto- radios au son de Imagination,Goldie alexander,Kurtis blow ,Indeep,Wham.
ou Grand masterflash pas question de pantoufler comme d'autres sous prétexte qu'on est des jeunes parents, non on a toujours 20 ans on sort !
1983,1984,1985, avec all night long Lionel Ritchie, Jimmy cliff reggae night,Axel bauer cargo de nuit,Van halen jump,Duran Duran the reflex,Matt bianco get down on your lazy bed.
PS : "LUI" je l'évoque pas.............trop les boules mais il a compté grave au Patch !
En 86 Pénélope âgée de 4 ans dansera sur cette même piste les soirs de raclette avec Dick ( 70 ans passés) personnage attachant et voisin des lieux sur la délicieuse Patrice rushen "forget me nuts" ou Annie i'm not your daddy avec les non moins délicieuses Coconuts, Carribean queen de Billy Ocean et self control de Laura Brannigan.Je suis de temps à autre en alternance à la sono le vendredi samedi et surtout les soirs de raclette et je passe Bonnie tyler et son total eclipse of the heart Georges Michael careless whisper systématiquement pendant les slows car les clients en rafolent je matraque Prince let's go crazy ainsi que baby i'm a star, mais déjà le Patch perd en surface, se met en hibernation, alors que l'atelier gagne du terrain la direction se tourne vers Car évasion et d'autres activités.
Cà commence à sentir la fin d'une époque,d'un cycle surtout ( Je l'avais dit à Janine,une erreur peut etre....non.......probable ) c'est palpable tout les habitués s'interrogent,on va vers ce qui a été programmé c'est à dire le changement d'activité et somme toute rien d'anormal là dedans,impuissant je commence à baisser les bras.
Dans un dernier sursaut d'orgueil et surtout pour l'occasion des 10 ans du Patch,en mars 84 j'offre un cadeau à la direction en réunissant les meilleurs danseurs des lieux parmi les clients ( je suis en bas à gauche )
Question : pourrait on faire cela au St charles de nos jours ?
et du mieux que je peux j'organise les répétitions de notre clip "thriller bis" amateur certes mais fait avec le coeur que je délivrerai le soir des 10 ans du Patch en Mars 1984 à une clientèle étonnée et amusée ( les répétitions ont été épiques,les filles se bouffant le chignon, heureusement que Max et Isabelle m'ont aidé dans la démarche et chorégraphique et service d'ordre ) des maquilleurs professionnels étaient là et on a habillés les 5 garçons et les 6 filles de vetements en lambeaux pour se rapprocher au plus du clip,notez au passage le blouson de Max c'est collector ! Eddy lui même tiendra la caméra en ce soir d'hiver dans une cour d'école ( on s'est bien gelé ! ) fixant ce clip sur bande VHS que je possède toujours et que j'ai gravé en CD. Les clients de cette mémorable soirée repartiront avec des cadeaux offerts par la direction soit des jolis cendriers soit ( il est toujours accroché à mon mur) le fameux" bar au sexe" avec la queue d'âne qui oscille tantôt à droite tantôt à gauche selon le temps et les émaux distributeurs d'allumettes estampillés "Patch-club" !
En ce qui me concerne après avoir été remercié mais surtout à l 'image des habitués ( dont je faisais partie), je me fais plus rare sur le site réalisant que tout ce qui m'avait fait réver est mort malgré la présence d'un DJ qui essaie en vain de relever une charge bien trop lourde pour lui.
FIN D'UNE EPOQUE !
4) QUELQUES CLIENTS PILIERS HISTORIQUES DU PATCH-CLUB:
Guy Larchet ( roi du boogie),Gilles( qui ressemblait à Rod stewart) ,Patrick Roche ( cigare et champagne à la main raflant toutes les nanas) ,La famille Davignon Bob ( qui dansait le rock avec une fille dans chaque main) Roger, Jean-claude et notre chère Giselle partie trop tôt, Karim et Dominique (bombe atomique),Catherine Blanchet "la" bombe atomique que je vois encore danser sur " help" de Gilla dans le noir absolu,et sa copine Martine( autre bombe atomique), Charly ( de nouméa) avec ses magnifiques chemises et Anouk ( autre bombe atomique),Brigitte Marty, Patrick gilardeau ( autre bon danseur de rock ) Claire & Eric Soyer ( couple endurant sur Mungo jerry ) Marc Béhar (grand seigneur),Sylvain Garant et Jean Gilles halimi Philippe habert ( 3 autres de la fac de droit) Catherine schumes-henaut,Dominique Nadin,"pinuchette",Sylvie le teinturier,Jean-philipe Renard étudiant médecine Sergine Brunet jean marc Tronchère,Patrice "D"( bourgeoisie locale) , puis aussi Zico son frère Philippe, Béru le bricoleur,Cathy caudron,Pascal Poindron,Véro Thomas ( j'attends l'amour........de mes rêves.........) Pierre Bertin,Cathy grisard, MAX le boss du dancefloor, Pascal bidault ( bourreau des coeurs merci pour ta participation au clip), Cathy & Pascal Cavalier ( merci à eux pour la participation au clip malgré le contretemps des bras hein Calou ?) Patricia ( t'avais un trou à ton fute dans le clip) la blonde Dominique ( " this is the sign of the times " ) Jean N( participant du clip malgré de gros problèmes de santé ) ,Jackson ( merci pour avoir intégré toi aussi le Thriller team et pour avoir souvent enflammé la piste) Minh le robot du dancefloor (qui nombre de fois s'est foutu le derrière dans les orties des bords de marne toujours en galante Cie, hein Minh ) tu serais pas un peu responsable de l'explosion démographique de l'asie, LOL ? Flo ( merci pour le plus beau sourire du Patch ) et Patricia ( merci pour la cour des répétions pour la choré), Isabelle gaspard ( ou quand l'école Joelle Réa migre vers thriller ) Merci Christophe chauvin pour tes imitations au vestiaire,Philippe Delfau,Valérie bruneau, et merci ma femme pour m'avoir supporté dans tous les sens du terme,veuillez m'excuser les autres........... vous etes invités à vous identifier, mais Alzheimer me guette sauf dans un domaine ( c'est bizarre ! ) je me souviens de tous les titres et de leurs interprètes ( car je mixe encore) donc si vous cherchez quelque chose de l'époque du Patch, si un air vous obsède mais que son interprète vous échappe ou si encore un interprète ou un son vous revient à l'oreille sans pouvoir l'identifier contactez moi ( Nassau4@sfr.fr) je vous répondrais et pourrais certainement vous aider.
VIVE LE PATCH-CLUB ( Et il vit toujours en nous ! )
à Eddy,Janine,PierreAlain,Yannick merci pour ces années bonheur, tel un CD vous êtes gravés dans nos coeurs
DIDIER & PASCALE T.
ainsi que toute la clientèle d'alors reconnaissante.
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